Selon le droit suisse, le rapport de filiation entre la mère et l'enfant résulte du seul fait de la naissance. Le rapport de filiation entre le père non marié avec la mère et son enfant est établi avec les droits et devoirs réciproques par la reconnaissance volontaire devant l'officier de l'état civil. Il peut l'être aussi par testament, par déclaration devant le juge lorsqu'une action en constatation de paternité est pendante ou par jugement de paternité.
 

Conditions

Chaque officier de l'état civil est compétent pour enregistrer une reconnaissance.
La reconnaissance par le père n'est possible que si le rapport de filiation n'existe qu'avec la mère.
Seul le père biologique peut reconnaître l'enfant.
Si l'auteur de la reconnaissance est mineur ou interdit, le consentement de ses père et mère ou de son tuteur est nécessaire.
La reconnaissance peut avoir lieu avant (reconnaissance prénatale) ou après la naissance.

Effets de la reconnaissance

Sur le nom de l'enfant

Articles 270a et 270b CC.

Le nom de l'enfant étranger peut être soumis à son droit national sur demande du représentant légal.

Sur le droit de cité de l'enfant (art. 271 CC)

L’enfant acquiert le droit de cité cantonal et communal du parent dont il porte le nom.

Lorsqu’au cours de la minorité l’enfant prend le nom de l’autre parent, l’enfant acquiert en lieu et place de son droit de cité cantonal et communal antérieur, celui de ce parent.

Depuis 2006, l'enfant étranger reconnu par un Suisse acquiert le droit de cité cantonal et communal de son père.