Selon le droit suisse, le rapport de filiation entre la mère et l'enfant résulte du seul fait de la naissance. Le rapport de filiation entre le père non marié avec la mère et son enfant est établi avec les droits et devoirs réciproques par la reconnaissance volontaire devant l'officier de l'état civil. Il peut l'être aussi par testament, par déclaration devant le juge lorsqu'une action en constatation de paternité est pendante ou par jugement de paternité.
 

Conditions

Chaque officier de l'état civil est compétent pour enregistrer une reconnaissance.
La reconnaissance par le père n'est possible que si le rapport de filiation n'existe qu'avec la mère.
Seul le père biologique peut reconnaître l'enfant.
Si l'auteur de la reconnaissance est mineur ou interdit, le consentement de ses père et mère ou de son tuteur est nécessaire.
La reconnaissance peut avoir lieu avant (reconnaissance prénatale) ou après la naissance.

Effets de la reconnaissance

Sur le nom de l'enfant

La reconnaissance ne modifie pas le nom de l'enfant.
Le nom de l'enfant étranger peut être soumis à son droit national sur demande du représentant légal.

Sur le droit de cité de l'enfant

La reconnaissance d'un enfant suisse n'a aucune incidence sur son droit de cité. Il garde le droit de cité cantonal et communal de la mère.
Depuis 2006, l'enfant étranger reconnu par un Suisse acquiert le droit de cité cantonal et communal de son père.