La définition de référence du développement durable a été formulée en 1987 par la Commission mondiale sur l'environnement et le développement (Commission Brundtland) dans son rapport Notre avenir à tous: «Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la possibilité, pour les générations à venir, de pouvoir répondre à leurs propres besoins».
Le développement durable établit donc le lien entre la couverture des besoins humains à travers les générations et le développement de l'environnement. Le rapport soulignait encore l'interdépendance des phénomènes économiques, sociaux et écologiques. Ses objectifs généraux sont de conduire à une société plus équitable, une économie plus efficiente et un environnement mieux préservé et valorisé, notamment par une gestion économe des ressources naturelles non renouvelables.
Stratégie fédérale en faveur du développement durable
En Suisse, le développement durable est élevé au rang de but constitutionnel, au sens de l'article 2 de la Constitution fédérale. De plus, l'article 73 (Développement durable) demande à la Confédération et aux cantons d'œuvrer «à l'établissement d'un équilibre durable entre la nature, en particulier sa capacité de renouvellement, et son utilisation par l'être humain».
Jusqu'à présent, le Conseil fédéral a mis en œuvre ces prescriptions constitutionnelles sous la forme de stratégies pour le développement durable. La dernière version, datant de 2008, comprend les lignes directrices de la politique fédérale ainsi qu'un plan d'action pour la durée de la législature en cours (2008-2011). Cette troisième version des stratégies pour le développement durable se fonde sur une évaluation générale de la Stratégie 2002, et sur un bilan relatif à la mise en œuvre du développement durable en Suisse.
La «Stratégie pour le développement durable: lignes directrices et plan d'action 2008-2011» constitue le prolongement de la politique actuelle et entend intégrer les principes du développement durable dans tous les domaines politiques. Outre les lignes directrices révisées, elle comprend trente mesures concrètes, issues de onze domaines thématiques.
Comment mesurer le développement durable?
Afin de réaliser les progrès effectués, mais aussi ce qu'il reste à faire, en termes de développement durable, il convient de mesurer ce dernier. Pour ce faire, la Suisse a développé un système doté de plus de 80 indicateurs appelé MONET (MOnitoring der Nachhaltigen EnTwicklung ou Monitorage du développement durable). Ce système permet d'observer le niveau de durabilité et son évolution, de donner lieu à des comparaisons, mais aussi de lancer le débat et d'informer le public et les décideurs publics. Parallèlement, 17 indicateurs clés permettent de mettre en évidence, de façon simplifiée, les grandes tendances et les faits saillants à ce sujet.
Ce travail de mesure du développeemnt durable peut également être réalisé aux échelles cantonales et communales. Pour ce faire, deux systèmes d'indicateurs centraux ont été développés (un pour les villes et un autre pour les cantons) et regroupés sour le projet de Cercle Indicateurs. ce dernier permet ainsi de compléter le système MONET à l'échelon régional.
Si le système MONET donne une vision détaillée du développement durable en Suisse, il existe également des indicateurs synthétiques, tel l'empreinte écologique, qui se prêtent aux énoncés généraux et aux comparaisons internationales. Cette dernière mesure le degré de sollicitation des ressources naturelles par l'homme sur le territoire. L'empreinte écologique de la Suisse s'élève à 5,1 hectares globaux par habitant, alors que la biocapacité mondiale n'est que de 1,8 hectare par personne. La population suisse consomme donc près de trois fois plus de ressources naturelles que la quantité compatible avec les ressources mondiales.
Liens
Coord21
Les collectivités et institutions de droit public de Suisse romande et du Tessin engagées dans une démarche de développement durable sont regroupées en une association appelée Coord21. Cette association a pour but de valoriser les démarches et projets intégrant les principes du développement durable, de favoriser les échanges et de développer les synergies entre ses membres et d'autres acteurs du développement durable. Toutes les communes romandes et du Tessin sont invitées à rejoindre l'association.











