Migration féminine - Mariages forcés

La pratique du mariage forcé est liée à l’immigration et certaines communautés sont davantage touchées que d’autres. Il s’agit de l’importation d’une pratique culturelle inadaptée à notre société et illégale, tant sur le plan national qu’international.
 

L’absence d’étude quantitative précise n’empêche pas de démontrer l’importance alarmante du phénomène en Suisse.

La pratique du mariage forcé est toujours accompagnée d’une forme de violence, physique ou psychologique. Les victimes sont majoritairement des femmes, mais cela touche également les hommes. On ne peut qualifier les mariages forcés de précoces, puisque l'âge moyen des cas recensés est de 19 ans.

La notion d’honneur de la famille est une constante dans la pratique des mariages forcés. C’est au nom de l’honneur que les familles exercent un contrôle sur le comportement de leurs filles et que le refus de se plier aux normes du groupe constitue un acte grave.

Selon le rapport de l'enquête (décembre 2006) de la Fondation SURGIR, quatre types de cas de mariages forcés sont identifiés:

  • La personne ayant fui un mariage forcé dans son pays d'origine et demandant l'asile en Suisse;
  • La personne mariée de force dans son pays d'origine avant l'immigration du couple en Suisse;
  • La personne mariée de force dans son pays d'origine à un homme vivant déjà en Suisse;
Ces trois cas relèvent principalement de la politique d’asile, car le mariage forcé a lieu avant que les victimes ne s’établissent en Suisse. Le statut précaire des femmes immigrant sert la pratique des mariages forcés en ce sens qu’elles en subissent les conséquences. Les recommandations principales concernant ces trois scénarios relèvent de la loi sur les étrangers et de la loi sur l’asile.
 
  • La personne dite de deuxième génération (les fameux "secondos"), née ou ayant grandi en Suisse, de parents migrants, puis mariée de force.
Ce quatrième cas est celui qui intéresse directement les autorités

Ces personnes ont été ou sont scolarisées en Suisse et ont adopté les valeurs et le mode de vie de notre société. Certaines ont la nationalité suisse. Dans la plupart des cas, le mariage forcé a lieu dans le pays d’origine, suite au guet-apens organisé par la famille lors d’un voyage au pays. Il arrive que le mariage soit d’abord religieux, lorsque la femme est mineure, afin de lui imposer l’union civile à sa majorité.
 
Les citoyens d’un pays doivent en respecter les lois, indépendamment de leurs croyances ou origines.

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La Fondation SURGIR s'adresse aux femmes assujetties à des traditions criminelles, martyres dans leur âme et dans leur corps, ainsi qu'à leurs enfants.