Tout conducteur doit s'attendre à faire l'objet d'un contrôle de son alcoolémie. En effet, la police est en droit d'effectuer, à tout moment sur la voie publique, une analyse de l'air expiré au moyen d'un éthylomètre. Il existe trois types d'infraction.
 

Infraction légère (art. 16a al. 1 let. b LCR)

Une infraction est qualifiée de lègère lorsque une personne conduit en état d'ébriété avec un taux d'alcoolémie entre 0,5 et 0,79 pour mille et qu'elle ne commet pas d'autres infractions aux règles de la circulation routière. Elle fait alors l'objet d'un avertissement si sa réputation d'automobiliste est intacte.

Infraction moyennement grave (art. 16b al. 1 let. b LCR)

Une infraction est dite moyennement grave lorsqu'une personne conduit en état d'ébriété avec un taux d'alcoolémie entre 0,5 et 0,79 pour mille et qui en plus, commet une infraction légère aux règles de la circulation routière. Elle est alors sanctionnée par un retrait de permis d'une durée minimale d'un mois.

Infraction grave (art. 16c al. 1 let. b LCR)

Une personne commet une infraction grave lorsqu'elle conduit en état d'ébriété et présente un taux d'alcoolémie supérieur ou égal à 0,8 pour mille. Elle fait alors l'objet d'un retrait de permis d'une durée minimale de trois mois. 

Un conducteur qui commet pour la deuxième fois en cinq ans une infraction qualifiée de grave (ébriété à plus de 0,8 pour mille ou excès de vitesse important par exemple), se verra retirer son permis pour une durée d'au moins un an. Un troisième cas grave sur une période de cinq ans entrainera une mesure de sécurité de durée indéterminée mais d'au minimum deux ans.

En cas de multirécidive de conduite en état d'ébriété ou en présence d'un taux d'alcoolémie particulièrement élevé, l'aptitude à la conduite de l'intéressé devra être éclaircie au moyen d'examens médicaux et/ou psychologiques.