La principale mission des inspectrices et inspecteurs de la police judiciaire est de mener des enquêtes lesquelles consistent à établir des faits, rechercher et signaler des infractions, préserver et relever des traces, identifier et rechercher les auteurs, les interpeller et les entendre pour les mettre à disposition du pouvoir judiciaire.
 

Les inspectrices et les inspecteurs sont appelés notamment à procéder des enquêtes de police judiciaire, à effectuer des auditions, des arrestations, des perquisitions, ainsi que des surveillances, procéder à des auditions de victimes, effectuer des missions de renseignement, rechercher des indices, des informations et des témoignages, procéder à des recherches informatiques, rédiger des rapports et constituer des dossiers ainsi que d’entretenir des relations périodiques avec la magistrature et les tribunaux.

Les inspecteurs et  inspectrice sont issus pour la majorité de la gendarmerie et d'autres ont une formation universitaire (criminalistes, psychocriminologue).

Structure et missions

La police judiciaire est composée de 5 groupes:

Le service d'identité judiaire (SIJ)

A pour mission d’intervenir sur les lieux d’infractions pour y rechercher et récolter tous les éléments utiles à l’enquête de police. Ces éléments sont ensuite exploités dans son laboratoire à Delémont et, le cas échéant, transmis à des laboratoires spécialisés. Si nécessaire, les données récoltées sont introduites dans les banques de données centrales existantes (ADN, empreintes, armes, etc.) en vue d’identification. Le piquet d’intervention du SIJ est assuré 365 jours par an, 24/24 heures.

La brigade renseignements/analyses

Remplit deux missions fondamentales. La première consiste à gérer les bases de données et de connaissances générales de la police, en assurant le suivi informatique des personnes recherchées ou prévenues, des objets volés (bijoux, véhicules, etc.) et l'enregistrement des dossiers (plaintes contre auteurs connus ou inconnus). La seconde consiste à établir des analyses sur les infractions relevées sur le plan cantonal afin de faire ressortir des liens en elles ou d'étalir des connexions avec des cas extra-cantonaux. 

La brigade des cambriolages

Traite tout ce qui touche aux infractions contre le patrimoine (vols par effraction ou par introduction clandestine, escroquerie, brigandage, etc.) . Les inspecteurs qui y sont rattachés recherchent en particulier à identifier les auteurs d'infractions. Ils assument avec leurs collègues de la brigade moeurs/mineurs et celle des stupéfiants une permanence 365 jours par an, 24/24 heures, afin d'intervenir le plus rapidement possible dans les dossiers (homicide, levée de corps, cambriolages, viols, incendie, accidents professionnels, etc.) où une enquête  exigera des actes  de procédure plus au moins importants (constat, auditions de témoin, interpellation de suspects, interrogatoires, perquisitions).

La brigade mœurs/mineurs

En charge des délits sexuels qui lui sont dénoncés (viol, contrainte sexuelle, actes d’ordre sexuel avec des enfants, pornographie, notamment sur Internet, exhibitionnisme, etc.) et des infractions commises par des mineurs. Tous les collaborateurs de la brigade des mineurs sont particulièrement sensibilisés à la Loi fédérale sur l’aide aux victimes (LAVI) et suivent une formation particulière en matière d’audition de victimes. Elle contrôle le milieu de la prostitution et du monde de la nuit (contrôle des salons de massages et cabarets).

La brigade stupéfiants

A pour mission principale d'identifier les dealers, respectivement les trafiquants, de stupéfiants opérant dans le canton afin de mettre un terme à leurs agissements. Ces enquêtes peuvent se déroulés sur plusieurs semaines et peuvent toucher diverses substances comme  la cocaïne, l’héroïne, l’ecstasy, la marijuana et le haschisch. Toutes les saisies de drogue illicite effectuées sur le territoire transitent par la brigade des stupéfiants.