Le délégué à la coopération est en charge des relations extérieures du canton du Jura. Son action vise à concrétiser les principes constitutionnels fondant et légitimant la politique jurassien de coopération, avec pour objectifs de favoriser le développement économique, social, environnemental et culturel du Jura.

Les actions du délégué s'articulent autour des axes suivants :

Coopération de proximité

Au travers de la coopération de proximité, l'Etat jurassien tisse des liens et développe des projets avec les territoires voisins suivants : Bourgogne-Franche-Comté, Grand Est (Alsace), Territoire de Belfort, Doubs, Haut-Rhin, Communauté d'agglomération du Grand Belort, Pays de Montbéliard Agglomération.

L'action de l'Etat s'inscrit aussi dans un cadre multilatéral au sein d'Arc jurassien.ch, de la Conférence TransJurassienne (CTJ) de la Conférence franco-germano-suisse du Rhin supérieur.

La notion de projet est au coeur des relations du Jura avec ses voisins. Le délégué à la coopération stimule et accompagne le développement de projets transfrontaliers, dont le financement peut bénéficier du soutien de l'Etat, des programmes INTERREG France-Suisse, et INTERREG Rhin supérieur, et du Fonds de coopération culturelle Belfort Jura.

Coopération interrégionale

La coopération interrégionale concerne les actions conduites avec des régions n'ayant pas de liens de voisinage avec le Jura. Les partenaires avec lesquels le Jura coopère sont : la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Province du Québec et la Vallée d'Aoste. Le canton du Jura est également actif au sein de l'Assemblée des Régions d'Europe.

Aide au développement

Le principe d'un soutien de l'Etat jurassien en faveur de l'aide au développement est inscrit dans la Constitution cantonale qui précise, en son art. 53, que "l'Etat encourage l'aide humanitaire et coopère au développement des peuples défavorisés".

Pendant 25 ans, le canton du Jura a été actif au Cameroun dans les domaines des soins de santé primaire et du développement rural.

Dans le cadre du progamme OPTI-MA, il a été décidé l'externalisation de l'aide au développement. C'est désormais à la Fédération interjurassienne de coopération et de développement (FICD) qu'il revient de fixer les orientations stratégiques de la politique cantonale d'aide au développement et de gérer l'enveloppe allouée à cet effet.