La Loi fédérale sur l'aide aux victimes d'infractions (LAVI) prévoit un soutien personnel, pratique, voire financier pour toute victime d'une infraction telle qu'agression, viol, abus sexuel, acte de violence, menaces, accident grave de circulation.
Pour qui?
Les intervenant-e-s des centres de consultation LAVI:
- apportent gratuitement un appui et un soutien, dispensent des conseils et des informations, à toute personne qui a subi une atteinte directe à son intégrité physique, psychique ou sexuelle,
- offrent une aide juridique, médicale, psychologique, sociale, matérielle,
- assurent un accompagnement dans les démarches administratives / juridiques et orientent vers des services spécialisés (médecins, psychothérapeutes, avocats, etc.).
Comment procéder ?
Consultations sur rendez-vous et strictement confidentielles. Il n'est pas nécessaire d'avoir déposé plainte pour s'adresser à un centre de consultation LAVI. Voir l'adresse ci-contre.
Mineurs victimes de maltraitance
Pour les mineur-e-s victimes de mauvais traitements ou de menace sur leur développement corporel, intellectuel et moral, le code civil suisse prévoit des mesures de protection de la part de l'autorité tutélaire.
► Voir la page internet dédiée à la maltraitance des mineur-e-s.
Personnes âgées victimes de maltraitance
Que ce soit en institution, en milieu hospitalier ou à domicile, les personnes âgées peuvent être victimes de maltraitances, souvent sans volonté manifeste de leur nuire, mais par manque de respect de leur personnalité et de leurs désirs. Pour des informations et conseils, voir ci-contre le lien sur le site de l'association ALTER EGO.
Victimes de mesures de coercition à des fins d’assistance et de placements extrafamiliaux
La loi fédérale sur les mesures de coercition à des fins d’assistance et les placements extrafamiliaux antérieurs à 1981 (LMCFA) vise à reconnaître et à réparer l’injustice faite aux victimes des mesures de coercition à des fins d’assistance et des placements extrafamiliaux antérieurs à 1981 en Suisse. La loi prévoit des mesures de réparation pour les enfants et les adultes concernés.
Victimes de traite des êtres humains
La traite des êtres humains est une grave violation des droits humains, elle n’épargne ni la Suisse, ni le canton du Jura.
Ce crime consiste à exploiter des personnes en ayant recours à des moyens tels que la tromperie, l’abus de vulnérabilité, les menaces ou la contrainte, ce à des fins d’exploitation sexuelle, d’exploitation de leur force de travail, d’activités illicites forcées ou en vue de prélèvement d’organes. Les personnes mineures sont également victimes de ce phénomène.
Ce crime (puni selon l’article 182 du Code pénale suisse) se déroule la plupart du temps dans la clandestinité et touche principalement les personnes en grande vulnérabilité. Ces dernières se trouvent souvent dans des situations de pauvreté, de précarité ou de fragilité ce qui favorise leur exploitation par des réseaux criminels.
Une victime de traite des êtres humains a besoin d’écoute, de soutien, d’accompagnement et de protection.
Le Centre LAVI du canton du Jura est à disposition des victimes pour les soutenir, les informer sur leurs droits et les orienter vers les aides et les mesures de protection adaptées à leur situation.
Si vous êtes victime, proche d’une victime ou professionnel·le confronté·e à une situation de traite des êtres humains, n’hésitez pas à nous contacter.
Droits des patients
Les patients ont des droits fondamentaux. Les dispositions légales portent notamment sur le droit à l'information, au consentement libre et éclairé, aux directives anticipées, à l'accès aux dossiers, etc.



