Une nouvelle attaque attribuable à un loup isolé a causé la mort de plusieurs moutons dans la nuit du 6 au 7 janvier sur la localité de Charmoille. Sur la base des indices relevés sur place, la responsabilité du loup est confirmée.
Un garde-faune cantonal s’est rendu sur les lieux afin de procéder aux constats d’usage. Les traces et lésions observées sont caractéristiques d’une prédation par le loup. Trois brebis ont péri et deux autres ovins sont rescapés.
Il apparaît toutefois que les conditions de détention et de protection des animaux ne répondaient pas aux exigences fédérales en vigueur en matière de protection des troupeaux. Les pertes enregistrées ne seront dès lors ni indemnisées ni comptabilisées dans le quota de proies susceptible de conduire à une éventuelle autorisation de tir du loup responsable.
Pour rappel, une autorisation de tir d’un loup isolé ne peut être envisagée qu’à partir de six chèvres ou moutons tués dans des situations où les troupeaux étaient détenus conformément aux prescriptions fédérales en matière de protection.
Celles-ci définissent que les enclos doivent comporter au minimum 4 cordons électrifiés. Dans le cas des clôtures en maillage métallique, ces dernières doivent en outre comporter un cordon supérieur ainsi qu’un cordon inférieur électrifiés. La hauteur minimale requise par le standard fédéral dans chaque cas est de 90 cm.
Le canton recommande néanmoins l’installation de filets électriques d’une hauteur d’au minimum 105 cm ou d’un 5ème fil supplémentaire dans le cas des enclos protégés par des cordons. Il va de soi que la totalité du pourtour de l’enclos doit répondre à ces standards.
Suite à cette nouvelle prédation, l’Office de l’environnement et le Préposé à la protection des troupeaux de la Fondation rurale interjurassienne prient les détenteurs d’ovins et de caprins de la région touchée de prendre immédiatement des mesures afin d’éviter d’autres pertes. Ces mesures consistent évidemment à renforcer les enclos et à les rendre conformes aux recommandations cantonales. Ces renforcements bénéficient d’un soutien financier de l’Etat.
Les animaux peuvent aussi être mis à l’abri, le temps de procéder au renforcement des clôtures. Les détenteurs d’animaux peuvent dès lors se mettre en contact sans tarder avec le Préposé à la protection des troupeaux, dont ils connaissent les coordonnées et qui pourra les conseiller individuellement.



