Lors de deux visites d’exploitations, le ministre de l’Economie et de la Santé a pu prendre le pouls et constater les conséquences de la sécheresse persistante et les défis que cela représente pour l’agriculture jurassienne. Le Canton a anticipé le versement d’une partie des paiements directs, procédé à des allègements administratifs et octroie des prêts aux exploitations les plus touchées.
L’agriculture jurassienne a particulièrement souffert de la sécheresse durant cet été sec et caniculaire, alors que le manque d’eau perdure. La production végétale a fortement accusé le coup. Les précipitations de fin août et début septembre ont momentanément fait reverdir les prairies et le bétail a retrouvé les pâturages. Mais la sécheresse se fait à nouveau sentir. Les stocks de fourrages ont pâti de rendements fourragers très faibles et de la nécessité de puiser dans les réserves pour nourrir le bétail. Fort heureusement, l’approvisionnement en fourrages reste assuré mais à des prix sensiblement plus élevés et le prix des vaches est reparti à la hausse.
Cumulées aux difficultés du marché laitier, aux coûts de production en hausse ou encore aux forts dégâts de souris par endroits, les conséquences sont lourdes pour l’agriculture jurassienne. Lors de la visite de deux exploitations ce matin aux Franches-Montagnes, accompagné par AgriJura et par le chef du Service de l’économie rurale, le ministre de l’Economie et de la santé a pu mesurer les défis auxquels les exploitations sont confrontées.
Pour aider l’agriculture dans cette phase difficile, différentes mesures et démarches ont été prises par les pouvoirs publics et les organisations professionnelles. Le Canton, via le Service de l’économie rurale, a ainsi dérogé à différentes exigences administratives pour l’année en cours et pour 2027. Face aux liquidités des exploitations fortement mises à mal, l’avancement du versement d’une parties des paiements directs a pu être fait mi-septembre. Des prêts spécifiques pour les exploitations mises fortement en difficultés par la sécheresse sont envisageables. Les demandes sont à déposer auprès du Service de l’économie rurale qui instruira les dossiers avec la diligence requise. Le Canton est bien conscient que ces aides diluent les incidences financières dans le temps mais ne les compensent pas. L’Etat salue toute autre mesure d’aide apportée par les partenaires de l’agriculture.



