9’132 élèves de la scolarité obligatoire reprendront le chemin de l’école dans le canton du Jura : 6’627 au primaire et 2’505 au secondaire. Avec l’intégration des élèves de Moutier, les effectifs augmentent de 798 élèves par rapport à 2025. À ceux-ci s’ajouteront 3’310 jeunes en formation postobligatoire. La rentrée 2026-2027 marque une nouvelle étape pour le Département de la formation, du numérique et des sports. C’est la première depuis l’intégration complète de Moutier dans le système scolaire jurassien et la première conduite par le nouveau ministre de la Formation. Elle coïncide aussi avec l’entrée en fonction de Loïc Stalder à la tête du Service de la formation postobligatoire. Cette rentrée sera l’occasion de regarder au-delà de la seule année scolaire. L’ambition du Département est de faire évoluer ce qui doit l’être, consolider ce qui fonctionne et préparer l’avenir.
Plusieurs chantiers sont déjà engagés et d’autres se concrétiseront au cours de l’année scolaire 2026-2027. Ils concernent aussi bien la consolidation des apprentissages fondamentaux, l’évolution des pratiques d’évaluation et d’orientation, l’accompagnement des élèves ayant des besoins particuliers ou rencontrant des difficultés, ainsi que la transition vers la formation postobligatoire. Ils concernent également l’adaptation des filières et des contenus de formation aux évolutions technologiques, aux transformations du monde professionnel et aux nouvelles exigences nationales. L’objectif est de renforcer la continuité des parcours, d’offrir aux élèves et aux jeunes les meilleures conditions pour progresser et de préparer le système de formation jurassien aux défis des prochaines années.
Le Département souhaite inscrire ces évolutions dans une vision d’ensemble, cohérente et durable. D’ici à la fin de l’année 2026, le ministre de la Formation présentera le cap et les grandes orientations qu’il entend donner à l’école et à la formation jurassiennes pour les prochaines années. Il ne s’agit pas de multiplier les réformes ni de bouleverser l’école jurassienne, mais de la faire évoluer avec méthode et continuité : partir de ses forces, répondre aux difficultés constatées sur le terrain et anticiper les transformations à venir. Cette démarche sera menée avec les corps enseignants, les directions ainsi que l’ensemble des acteurs et partenaires de la formation.
Service de l’enseignement
L’intégration des écoles prévôtoises au système scolaire jurassien devient effective à cette rentrée. Elle conduit les effectifs de la scolarité obligatoire de 8’334 à 9’132 élèves, avec une progression de 539 élèves au primaire et de 259 au secondaire. Le Service de l’enseignement entend accompagner cette évolution au plus près du terrain.
Le déploiement des nouveaux moyens d’enseignement romands se poursuit. En français, les nouveaux moyens sont introduits en 8e année dans l’ensemble des cantons romands. En mathématiques, les élèves de 11e année bénéficient à leur tour du nouveau moyen, dans la continuité de son introduction en 10e année.
À la suite des résultats des tests à large échelle, le renforcement de l’orthographe devient un axe prioritaire. Dès cette rentrée, une plateforme numérique interactive mettra à la disposition du corps enseignant des ressources évolutives. Au moins une leçon hebdomadaire, fractionnée ou non, sera consacrée à l’enseignement explicite de l’orthographe. La maîtrise d’un lexique de base et des usages diversifiés de la dictée, conçue également comme un outil d’analyse et de réflexion, seront encouragés.
Deux changements structurants entrent par ailleurs en vigueur à l’école secondaire. Le nouveau dispositif d’orientation, qui remplace les épreuves communes, s’appuie sur trois critères : les notes des deux semestres de 8P, l’avis de l’enseignant et celui des parents. Des épreuves de giron organisées en novembre complèteront le dispositif, et les enseignants seront accompagnés durant l’année dans sa mise en œuvre. La nouvelle grille horaire renforce quant à elle l’enseignement des langues et réforme les options.
Le Service de l’enseignement déploie également un protocole cantonal de gestion de l’absentéisme. Le dispositif repose sur trois étapes : détecter, analyser et accompagner. La direction de l’établissement scolaire coordonnera le suivi avec les familles.
À l’échelle de toute la scolarité obligatoire, un projet de cinq ans est lancé pour clarifier et harmoniser les pratiques d’évaluation. Les lignes directrices adoptent une approche de l’évaluation comme soutien à l’apprentissage. Une plateforme numérique évolutive, des conférences pour l’ensemble du corps enseignant dès septembre et des formations continues par établissement, par degré et selon les besoins individuels accompagneront la mise en œuvre.
Prolongé jusqu’à fin 2028, la dernière phase du Plan d’action numérique doit permettre d’achever les actions techniquement les plus complexes et de relier l’enseignement obligatoire au secondaire II dans un environnement de travail commun. La dernière partie du programme de formation sera notamment marquée par un « Cyberdéfi des profs », puis par une conférence obligatoire sur la protection des données pour l’ensemble du corps enseignant. Les réflexions sur l’après-plan porteront en particulier sur le lien entre l’école et les familles, la souveraineté numérique, l’intelligence artificielle et la réduction de l’impact environnemental.
Après un an et demi de phase pilote, la structure Repère est mise en place, destinée aux élèves de 1P à 6P temporairement exclus de leur classe en raison de problématiques de comportement. Enfin, l’accompagnement des élèves à profil TSA se renforce par une structure pilote mise en place dans les premiers degrés.
Service de la formation postobligatoire
3’310 jeunes sont en formation dans les divisions du CEJEF, avec 794 nouveaux contrats d’apprentissage enregistrés (dual et plein temps) et 382 inscriptions à mon app’.
La rentrée 2026-2027 marque une nouvelle étape pour le Service de la formation postobligatoire, avec l’arrivée de Loïc Stalder à sa tête. Le nouveau chef de service aura notamment pour mission de porter les nombreux projets et réformes qui concernent les divisions du CEJEF et la formation postobligatoire.
Le préapprentissage connaît une belle progression dans le canton, portée par l'engagement croissant des partenaires de la formation et en particulier des entreprises formatrices qui s'investissent toujours davantage dans cette étape charnière vers l'apprentissage. Cette dynamique se traduit concrètement par un recul des filières de transition plein temps. Autre élément particulièrement réjouissant, aucun jeune ne se trouve sans projet de formation ou solution en ce début d’année scolaire, grâce au travail conjoint du service, de mon app’ et des différents partenaires.
Enfin, les formations continuent de s’adapter aux évolutions technologiques et aux nouvelles exigences nationales. Les travaux liés à l’évolution de la maturité gymnasiale (EVMG) se poursuivent, tandis que la réforme FUTUREMEM entre en vigueur dans les métiers techniques concernés. Ces évolutions impliquent une adaptation des contenus et des pratiques d’enseignement. Des formations continues sont déployées afin d’accompagner les enseignantes et enseignants et d’assurer une mise en œuvre de qualité.



