La variante d’assainissement qui a été retenue par la bci – et validée par l’autorité cantonale – a consisté à excaver la totalité des déchets présents, soit plus de 200'000 tonnes de déchets puis à les acheminer par chemin de fer dans des usines d’incinération à haute température en Allemagne. Il a été également excavé 28'000 tonnes d’argiles très contaminées, qui ont été transportées dans des usines de désorption thermique, et 77'000 tonnes d’argiles faiblement contaminées traitées en cimenterie. 

Après l’assainissement principal, les investigations ont montré qu’un secteur en bordure de l’ancienne décharge nécessitait un assainissement complémentaire. Celui-ci sera également réalisé par excavation de près de 12'000 mètres cubes de matériaux dont les plus contaminés sont évacués pour subir un traitement thermique.

 

Les travaux se sont déroulés en trois phases. La première phase a consisté à préparer l’assainissement : aménagement des voies d’accès, construction des infrastructures et des bâtiments, en particulier de la halle qui permettra d’effectuer les travaux d’excavation dans un espace confiné dans le but notamment de recueillir et d’incinérer les effluents gazeux découlant de cette opération.

La deuxième phase a consisté à excaver le contenu de la décharge. Afin d’éviter tout contact des travailleurs du chantier avec les déchets, ces derniers ont été excavés au moyen de grappins télécommandés. Ils ont subi ensuite un premier tri sur place puis ont été acheminés dans des conteneurs spéciaux à destination de fours d’incinération à haute température situés en Allemagne. Le transport a intégralement été effectué par chemin de fer directement depuis la décharge grâce à une voie de raccordement aménagée spécialement.

Une fois que l'ensemble des déchets a été évacué, les argiles encaissantes de la décharge ont été décapés jusqu’à atteindre des teneurs en polluants suffisamment basses pour ne plus risquer de contamination inacceptable de l’environnement.

A la fin de ces travaux, des contrôles ont été effectués et l’Office de l’environnement a donné son autorisation pour le remblayage de l’ancienne décharge avec des matériaux non contaminés, le démantèlement des installations et la remise en état du site.

La surveillance du site après l’assainissement principal a montré la présence de secteurs pollués par d’anciennes infiltrations en bordure de la décharge assainie. Une analyse de risque a conclu qu’un assainissement complémentaire était nécessaire. Après une étude des variantes d’assainissement, les autorités cantonales ont validé le projet d’assainissement complémentaire. Ce dernier consiste en la construction de tentes permettant les travaux à l’abri des intempéries puis l’excavation des matériaux pollués pour traitement thermique en Suisse et à l’étranger.

Les coûts de ce chantier pharaonique atteignent près de 400 millions de francs.