La Section d'archéologie et paléontologie (SAP) de l'Office de la culture (OCC) de la République et Canton du Jura (Suisse) est heureuse de vous accueillir sur son site en ligne.

Mise en place en 1985 en lien avec la construction de l’autoroute A16 « Transjurane », la SAP a reçu pour mission de réaliser les recherches archéologiques et  paléontologiques liées à ces grands travaux de génie civil. En 2014, suite à l’achèvement des recherches archéologiques le long du tracé de l’A16, elle s'est redéployée sur l'ensemble des problématiques archéologiques du canton. En 2018, les travaux de fouille et de recherche liés à la paléontologie ont été délégués à notre partenaire institutionnel, JURASSICA

Fin des fouilles archéologiques à l’emplacement de la future déchetterie à Delémont

16.09.2025

La Section d’archéologie et paléontologie a fouillé et documenté durant environ quatre mois le site de l’âge du Bronze final, sur le chantier de la future déchetterie à Delémont. Sur une surface d’environ 600 m², plus de 2’000 objets répartis dans une vingtaine de structures ont été identifiés. Cette opération a été rendue possible notamment grâce à l’excellente collaboration avec les acteurs en charge de la réalisation du nouveau bâtiment, dont la construction peut désormais débuter dans les temps impartis.

Bord décoré, fragments de panses de récipients en céramique Bord décoré, fragments de panses de récipients en céramique Bord décoré et fragments de panses de récipients en céramique après lavage, remontage et consolidation par le laboratoire de conservation-restauration. Photo OCC-SAP

Les travaux d’investigation archéologique vont désormais se poursuivre dans les bureaux et au laboratoire de conservation-restauration. Les objets retrouvés, très fragiles de par leur ancienneté, vont tout d’abord être restaurés et consolidés avant d’être remontés puis étudiés. Ces derniers se composent notamment de près de 2'000 fragments de poteries (fig. 1), ainsi que de quelques fragments de parure (fibule en bronze, épingle en fer, bracelets en schiste bitumineux), attestant du caractère domestique de l’occupation.

Fragment de bracelet en schiste bitumineux, importé de la région du Dorset, dans le sud de l’Angleterre Fragment de bracelet en schiste bitumineux, importé de la région du Dorset, dans le sud de l’Angleterre Fragment de bracelet en schiste bitumineux probablement importé de la région du Dorset, dans le sud de l’Angleterre. Photo OCC-SAP

Les formes, les décors et la technique de fabrication des récipients en céramique, montés à la main, les apparentent à l’âge du Bronze final (1050-800 av. J.-C.), voire au premier âge du Fer (800-650 av. J.-C.). Une étude plus poussée permettra de préciser leur datation et de définir leur fonction.  Elle permettra aussi d’établir les premiers échanges commerciaux avec le reste de l’Europe, alors peu peuplée. Les fragments de bracelets en schiste bitumineux (fig. 2) pourraient notamment provenir de la région du Dorset, dans le sud de l’Angleterre, où des carrières de ce matériau et des ateliers de fabrication de ce type de parure sont connus durant cette période.

 

Il est à relever que l’importance du site a été reconnue par la Confédération, qui a participé financièrement à cette opération de fouille de sauvetage.

Mise en ligne du rapport scientifique 2019 de l'archéologie jurassienne.

Mise en ligne, rapport scientifique 2019,archéologie jurassienne

Se situant à mi-chemin entre le document de travail et la volonté de porter les découvertes archéologiques récentes à la connaissance du grand public, les rapports scientifiques annuels de l’archéologie jurassienne font la part belle à la présentation des résultats des recherches sur le terrain : rapports de fouille, description des interventions ponctuelles et des trouvailles isolées…

 

Juin 2025

Fouilles archéologiques en cours à l’emplacement de la future déchetterie à Delémont

La Section d'archéologie et paléontologie de l'Office de la culture documente actuellement des vestiges remontant à l’âge du Bronze final apparus lors de la surveillance du chantier de la future déchetterie à Delémont. Ces nouvelles données permettront de compléter l’histoire du peuplement de la région.

Delémont, Future déchetterie, Fouille en cours du niveau de l’âge du Bronze final Delémont, Future déchetterie, Fouille en cours du niveau de l’âge du Bronze final Delémont – Future déchetterie. Fouille en cours du niveau de l’âge du Bronze final © Section d’archéologie et paléontologie

En suivant les travaux de terrassement à l’emplacement de la future déchetterie jouxtant le centre d’entretien A16 de Delémont, la Section d’archéologie et paléontologie a mis au jour une dizaine de structures (foyers, fosses, ancien chenal) comportant de nombreux tessons de céramique de la période protohistorique, dont la typologie indique qu’ils pourraient remonter à l’âge du Bronze final (env. 1000 av. J.-C.). Ces découvertes ont entraîné un arrêt provisoire du chantier, le temps de documenter les vestiges apparus lors des fouilles.

À cette époque, la forêt a disparu des environs immédiats du site pour faire place à une végétation caractéristique des zones humides et à l’agriculture. Dans ce contexte, il est probable que l’on se trouve en présence, ou non loin, des vestiges d’un bâtiment agricole, voire dans une zone vouée à l’artisanat. Parmi les structures identifiées, une grande surface charbonneuse d’environ 80m2, très riche en mobilier, nécessite une fouille fine par décapages manuels successifs.

Future déchetterie, Récipient de l’âge du Bronze final Future déchetterie, Récipient de l’âge du Bronze final Delémont – Future déchetterie. Récipient de l’âge du Bronze final en cours de dégagement. © Section d’archéologie et paléontologie

Ces observations ne représentent pas une surprise pour les archéologues, car elles s’inscrivent dans la continuité des vestiges archéologiques observés et fouillés à proximité du centre d’entretien A16 et de la sortie d’autoroute Delémont-Est. En effet, au tournant des années 2000, près de 350 structures de périodes diverses ont été identifiées dans ces secteurs. Ces découvertes ont fait l’objet de plusieurs publications dans les Cahiers d’archéologie jurassienne (volumes 22 à 25). Elles couvrent une période qui va du Mésolithique récent (-7000 à -5500), avec la découverte de silex taillés, jusqu’à la période romaine

Porrentruy – Saint-Germain

Cimetière de Porrentruy, Saint-Germain. Tombe du 19e siècle en cours de documentation. © OCC-SAP Cimetière de Porrentruy, Saint-Germain. Tombe du 19e siècle en cours de documentation. © OCC-SAP Cimetière de Porrentruy, Saint-Germain. Tombe du 19e siècle en cours de documentation. ©OCC-SAP

Dans le cadre d’un suivi de chantier en lien avec l’implantation de moloks, une vingtaine de tombes ont été mises au jour mi-février à l’extérieur du mur du cimetière de l’église Saint-Germain, au Chemin des Vauches, à Porrentruy. En 2013, des tombes avaient déjà été documentées au Chemin des Vanniers.

La découverte de tombes dans ce secteur n’est pas surprenante, une ancienne carte parcellaire datant de 1917 indiquant que le mur du cimetière s’étendait alors plus au nord, à peu près au milieu de l’actuel Chemin des Vauches. Le mur a été reculé dans les années 60, peut-être pour permettre l’implantation de places de stationnement.

Les inhumations à l’église Saint-Pierre ayant cessé au début du 18e siècle, et le cimetière En Solier n’ayant ouvert qu’en 1880, le cimetière Saint-Germain a sans doute été utilisé dans cet intervalle. Les tombes en cours de fouille remontent certainement au 19e siècle, si on se réfère à l’analyse des fouilles de 2013.

La Section d’archéologie et paléontologie a nommé ses nouvelles Responsable d’études archéologiques et Responsable des collections.

Responsable d’études archéologiques, Responsable des collections Mme Julie Amstutz, responsable des collections

Nouvelle responsable des collections archéologiques à l’Office de la culture

Le Département de la formation, de la culture et des sports a engagé Mme Julie Amstutz en qualité de responsable des collections archéologiques à 60% pour l’Office de la culture. Elle remplace Mme Ursule Babey qui a pris d’autres fonctions au sein de l’OCC.

Julie Amstutz, 26 ans, domiciliée à Miécourt, est titulaire d’un Bachelor en conservation des biens culturels et d’un Master en gestion culturelle. Elle a notamment travaillé en qualité de cheffe de projet pour la création de la base de données « Collections JURA », accessible en ligne, pour la Collection jurassienne des Beaux-arts ainsi que pour trois autres musées jurassiens et également comme collaboratrice scientifique au sein de la société jurassienne d’Emulation.

Elle a pris ses fonctions le 1er novembre dernier.

Responsable d’études archéologiques, Responsable des collections Mme Ursule Babey, responsable d’études archéologiques

Nouvelle responsable d’études archéologiques à l’Office de la culture

Le Département de la formation, de la culture et des sports a engagé Mme Ursule Babey en qualité de responsable d’études archéologiques à 60% pour l’Office de la culture. Elle remplace Mme Céline Robert-Charrue Linder qui a pris d’autres fonctions au sein de l’OCC.

Ursule Babey, 55 ans, domiciliée à Cornol, est titulaire d’une licence en lettres, formation qu’elle a complétée par un doctorat en sciences humaines et sociales. Elle a rejoint l’OCC en 2015 en qualité de responsable des collections archéologiques à 60% et dès 2018 elle occupe également le poste de responsable de chantiers archéologiques à 20%.

Elle a pris ses fonctions le 1er octobre dernier.

Chronique archéologique en ligne : des dizaines de sites jurassiens accessibles grâce à quelques clics !

Les fouilles, prospections, études de bâti et autres formes d’interventions archéologiques relèvent de la compétence des services cantonaux. Une compilation des activités archéologiques à l’échelle de la Suisse a été publiée dès 1907 et de manière continue jusqu’en 2024 dans l’Annuaire Archéologie Suisse sous la rubrique « Chronique archéologique ».

Cette documentation unique sur les découvertes et les activités archéologiques sera progressivement mise en ligne dans CHRONIQUE online, en étroite collaboration avec les services cantonaux d’archéologie, dont bien sûr la Section d’archéologie et paléontologie de l’Office de la culture du canton du Jura. Actuellement, les notices des 35 dernières années (1988-2024) sont disponibles sous forme d’entrées dans la base de données.

Dès 2025, les rapports des services cantonaux seront saisis directement sur le portail selon un standard de données uniformes.

Lien vers le nouveau AS Portal

Le canton du Jura tient sa première archéologue cantonale

Céline Robert-Charrue Linder Céline Robert-Charrue Linder Céline Robert-Charrue Linder

Le Département de la formation, de la culture et des sports a nommé Céline Robert-Charrue Linder au poste d’archéologue cantonale. Elle succède au Dr Robert Fellner qui part en retraite anticipée après avoir occupé ce poste depuis 2010. L’entrée en fonction de la première femme à ce poste se fera au 1er juillet 2024.

Archéologue cantonale adjointe depuis la restructuration de la Section d’archéologie et paléontologie en 2010, Céline Robert-Charrue Linder est titulaire d’un Master en archéologie de l’Université de Neuchâtel, elle est spécialisée en archéologie gallo-romaine et paléométallurgie. Elle a notamment travaillé sur le site de la villa gallo-romaine de Vicques et coécrit deux Cahiers d’Archéologie Jurassienne consacrés à l’habitat rural du Haut Moyen Age de Develier-Courtételle (CAJ 14 et 17). Elle s’est également investie durant de longues années dans la vulgarisation auprès du grand public des découvertes archéologiques en œuvrant au sein du comité du Cercle d’archéologie de la Société jurassienne d’émulation. Ces dernières années, Céline Robert-Charrue Linder a participé activement à l’élaboration de la Loi sur le patrimoine archéologique et paléontologique (LPPAP) adoptée par le Parlement en 2015, ainsi qu’à l’inventaire des sites qui y est rattaché. Elle représente l’Office de la culture au sein du groupe de travail qui supervise la construction du nouveau Centre de recherche et conservations des collections d’archéologie, de paléontologie et de sciences naturelles de Porrentruy où s’installera la direction de la SAP dans le courant de l’année.

Mise en ligne du rapport scientifique 2018 de l'archéologie jurassienne.

Mise en ligne du rapport scientifique 2018 de l'archéologie jurassienne.

Se situant à mi-chemin entre le document de travail et la volonté de porter les découvertes archéologiques récentes à la connaissance du grand public, les rapports scientifiques annuels de l’archéologie jurassienne font la part belle à la présentation des résultats des recherches sur le terrain : rapports de fouille, description des interventions ponctuelles et des trouvailles isolées…

Fouille partielle d’un ancien cimetière à Saint-Brais

La Section d'archéologie et paléontologie de l'Office de la culture mène actuellement une intervention au sein d’un cimetière historique, abandonné au XVIIIe siècle.

Une tombe en cours de fouille. Une tombe en cours de fouille. Une tombe en cours de fouille. © Office de la culture

Situé dans la partie sud du village, au lieu-dit « Le Péquie », le cimetière, dont l’existence était localement connue, se trouve à l’intérieur de la zone à bâtir. Ayant été informée d’une demande de permis de construire à cet endroit, la Section d’archéologie et paléontologie a décidé de réaliser une tranchée de sondage diagnostic à l’emplacement du futur bâtiment. Plusieurs squelettes sont apparus dès le début du terrassement. La fouille a donc été étendue afin de couvrir la totalité de la surface concernée par les travaux.

À ce jour, 19 inhumations ont été découvertes. Bien que plusieurs enfants figurent parmi les défunts, la composition précise de cette petite population est encore à déterminer. Certaines sépultures semblent se rattacher au XVIIe siècle d’après le mobilier retrouvé, alors que d’autres pourraient être plus anciennes. Ce cimetière aurait donc pu être utilisé durant la Guerre de Trente ans (1618-1648), période particulièrement mouvementée pour la région.

Les fouilles vont se poursuivre durant le mois de juillet, puis elles laisseront la place au chantier de construction, prévu pour la rentrée.

Mise en ligne du rapport scientifique 2017 de l'archéologie jurassienne.

Mise en ligne du rapport scientifique 2017 de l'archéologie jurassienne.

Se situant à mi-chemin entre le document de travail et la volonté de porter les découvertes archéologiques récentes à la connaissance du grand public, les rapports scientifiques annuels de l’archéologie jurassienne font la part belle à la présentation des résultats des recherches sur le terrain : rapports de fouille, description des interventions ponctuelles et des trouvailles isolées…

Mise en ligne du rapport scientifique 2016 de l’archéologie jurassienne.

Mise en ligne du rapport scientifique 2016 de l’archéologie jurassienne.

Se situant à mi-chemin entre le document de travail et la volonté de porter les découvertes archéologiques récentes à la connaissance du grand public, les rapports scientifiques annuels de l’archéologie jurassienne font la part belle à la présentation des résultats des recherches sur le terrain : rapports de fouille, description des interventions ponctuelles et des trouvailles isolées…

Edition d’un prospectus relatif à l’utilisation d’un détecteur à métaux dans le canton du Jura

Prospectus relatif à l’utilisation d’un détecteur à métaux Prospectus relatif à l’utilisation d’un détecteur à métaux

La Section d’archéologie et paléontologie vient d’éditer un petit guide sous forme de prospectus afin d’informer les détectoristes à métaux, actuel-le-s et futur-e-s, de même que les autorités de surveillance (police cantonale, garde-forestiers, etc.) quant aux modalités exigées par l’utilisation d’un tel appareil sur le territoire cantonal. Ce document répond de manière succincte et didactique à plusieurs interrogations : Pourquoi la détection à l’aide d’un détecteur à métaux est-elle obligatoirement soumise à autorisation ? Qui peut demander un permis ? Quelles sont les modalités d’octroi ? Qu’entend-on par « objets anciens » ? Un rappel des bases légales complète ces informations. Ce petit document est disponible en ligne, et sera distribué dans sa version papier à différents emplacements (Office de la culture, musées, etc.).

Des vestiges gallo-romains découverts au cœur de Saint-Ursanne

Monnaie romaine avec profil impérial Monnaie romaine avec profil impérial

Il y avait bel et bien une présence humaine à Saint-Ursanne à l’époque gallo-romaine. C’est ce que prouvent des fouilles archéologiques menées par la Section d’archéologie et paléontologie de l’Office de la culture. La ville des bords du Doubs était donc habitée près de 500 ans avant l’arrivée du moine Ursanne.

Bilan de 20 ans de paléontologie A16 et présentation de l’ouvrage PaléOdyssée

Couverture de l'ouvrage Paléodyssée Couverture de l'ouvrage Paléodyssée

La mission de la Paléontologie A16 se terminera le 30 juin 2019. La sauvegarde, l’étude et la transmission du patrimoine paléontologique découvert sur le tracé de l’autoroute Transjurane sont achevées. Le bilan de quelque vingt années (2000-2019) de paléontologie autoroutière a été tiré hier par l’Office fédéral des routes (OFROU) et le Département de la formation, de la culture et des sports de la République et Canton du Jura. L’occasion de présenter PaléOdyssée, un livre destiné au grand public qui relate les recherches au fil de la Transjurane.

Ce livre est disponible à la vente à la Société jurassienne d’Émulation et au Jurassica museum. Les commandes d’ouvrages se font auprès de la Société jurassienne d’Émulation: sje@bluewin.ch      www.sje.ch

Découverte d’une chaussure de bébé à St-Ursanne

Parmi les centaines de fragments de cuir retrouvés à St-Ursanne, un s’est révélé être une bottine d’enfant âgé d’environ 12 mois. Décorée d’un motif de feuillage et d’éléments géométriques, elle date de la 2e moitié du 14e s et est unique en Suisse. Communiqué de presse.

Annoncer une découverte archéologique

Toute découverte d'objets ou d’observations archéologiques sur le territoire cantonal doit être annoncée dans les plus brefs délais à la Section d’archéologie et paléontologie.