L’impact du projet sur la qualité de l’air est évalué selon l’Ordonnance sur la protection de l’air (OPair, 16 décembre 1985), qui régit la limitation préventive des émissions dues aux installations nouvelles et existantes et définit la charge polluante admissible de l’air.
 

La pollution de fond de l’air de la région de Bonfol est principalement liée au trafic et à l’industrie. Les principaux polluants sont les oxydes d'azote et l'ozone. Les autres indicateurs de la qualité de l’air sont les retombées de poussières et les particules fines en suspension (PM10). Le benzène est également un paramètre important dans le cadre du présent projet.

Moyens mis en œuvre par bci

Une station météorologique mesurant les précipitations, la température, la pression atmosphérique et l’hygrométrie est en fonction depuis la fin de l’année 1991 à la DIB. En novembre 2004, cette station a été complétée par des mesures de température à 40 m du sol, ainsi que par des mesures de vitesse et de direction des vents à 10 et 40 m du sol.

Les émissions potentielles ont été estimées par des modélisations et des hypothèses de travail. Les résultats ainsi obtenus étaient donc imprécis, mais les hypothèses retenues étaient conservatrices, si bien que les résultats représentent plutôt un worst case ou un scénario maximaliste en ce qui concerne les quantités de polluants émises. Pour cette raison et de par la complexité de la problématique, une installation de traitement de l’air robuste et modulable a été prévue dès la phase pilote de l’assainissement, assurant que les valeurs limites légales selon l’OPair soient respectées aussi bien pendant la phase pilote que durant l’exploitation normale.

Contrôles des émissions

Le concept de mesure des émissions se base sur les articles 13 à 15 de l’OPair ainsi que sur les «Recommandations sur la mesure des émissions de polluants atmosphériques des installations fixes» de l’OFEV.

En raison du volume des effluents gazeux, de la diversité des substances qu’ils peuvent contenir ainsi que des fluctuations possibles (exploitation en activité, exploitation à l’arrêt, inhomogénéité des déchets, etc.), un contrôle continu de paramètres sélectionnés est prévu. Un point de mesure a été placé dans la cheminée d'évacuation afin d’évaluer les émissions effectives.

Contrôles des immissions

L’impact des émissions des effluents gazeux dans le voisinage élargi de la décharge sera étudié à l’aide d’un programme de surveillance des immissions. Le respect de l’OPair (valeurs-limites d’émissions) garantit déjà la protection de la population, mais cette ordonnance ne définit cependant pas de valeurs limites d’immissions pour les substances organiques. Malgré cela, les immissions effectives seront évaluées par des mesures représentatives.

Les objectifs de ce monitoring des immissions de substances gazeuses, de poussières et d’odeurs sont les suivants:

  • vérifier que les poussières en suspension et les retombées de poussières ne causent pas d’impact à la santé de la population ou à la fertilité des sols.
     
  • être utilisé comme dispositif d’alerte. Pour ce faire, une mesure en continu par FID sur le site à proximité des halles sera installée.
     
  • dans une situation d’accident, protéger la population (définir les mesures de protection à mettre en oeuvre), constater l'état de la nature et la quantité des retombées sur les sols (atteinte à la fertilité des sols).