Les écoles et maisons de l’enfance sont des lieux propices à la mise en place des actions de Jardins vivants. Les extérieurs offrent souvent des espaces favorables à proximité directe.
En plus du coup de pouce en faveur de la biodiversité, aménager un jardin vivant offre l’opportunité d’enseigner à l’extérieur tout en renforçant les liens avec la nature. Sur le plan pédagogique, de nombreux objectifs du Plan d’étude romand (PER) peuvent être travaillées, ceci également en lien avec les objectifs de développement durable (ODD).
Certains établissements scolaires ont réalisé des projets de réaménagement de leurs alentours en faveur de la biodiversité. Ces exemples, qui illustrent la valeur des aménagements réalisés, tant sur les aspects liés à la biodiversité qu’à l’apprentissage ou aux liens sociaux, sont à découvrir ci-dessous.
Suivant cette dynamique, l’Office de l’environnement a annoncé aux communes et cercles scolaires du canton le lancement du projet « Jardins vivants à l’école » fin octobre 2025. Ce projet, issu d’un partenariat avec la Banque Cantonale du Jura, le Service de l’enseignement et l’association J’aime ma Planète, vise à promouvoir la biodiversité aux alentours des écoles et à sensibiliser les élèves à cette thématique, tout en étant soutenu financièrement. Les informations détaillées du projet sont à retrouver ci-après.
Quelques projets scolaires exemplaires
Projet « Jardins vivants à l’école »
L’Office de l’environnement (ENV), la Banque Cantonale du Jura (BCJ), le Service de l’enseignement (SEN), et l’association J’aime ma Planète se sont associés afin de lancer le projet « Jardins vivants à l’école ».
Objectifs du projet
Le projet « Jardins vivants à l’école » vise à promouvoir la biodiversité aux alentours des écoles, tout en sensibilisant les élèves à la thématique de la biodiversité. Le projet cible toutes les classes de la 1ère à la 11ème Harmos, et se veut notamment dans la continuité de l’action « Quand l’école redevient buissonnière » menée par l’école primaire de Glovelier. Il se décline en deux volets complémentaires :
- Le volet biodiversité, qui vise la planification et la mise en œuvre de différents aménagements autour des écoles, tels que prairies fleuries, haies, arbres haute-tige, jardins potagers ou encore mares à batraciens. L’objectif est de favoriser la biodiversité tout en impliquant concrètement les élèves, enseignants, voire également les services de conciergerie, de voirie communale et les parents d’élèves, afin de recréer une connexion avec la nature et ses bienfaits.
- Le volet pédagogique, qui doit permettre aux élèves d’acquérir les connaissances de base sur la thématique de la biodiversité. Ce volet doit également permettre de concevoir et accompagner le premier volet par une démarche pédagogique. Les cercles scolaires seront soutenus dans cette tâche par le SEN et le programme Eco-Schools de l’association J’aime ma Planète, qui vient de publier un kit thématique sur la biodiversité.
Déroulement et accompagnement
Durant la phase de lancement, qui se déroulera entre fin 2025 et fin 2026, quatre candidatures de cercles scolaires associés à leur(s) commune(s) seront sélectionnées comme projets pilotes. En fonction de l’intérêt des cercles scolaires et communes, l’action se poursuivra jusqu’à fin 2028 avec d’autres communes et cercles scolaires intéressés, à raison de quatre par année. Une séance de démarrage sera organisée pour les quatre projets pilotes qui seront sélectionnés et permettra de bien planifier le déroulement de chacun des projets. Au surplus, l’association J’aime ma Planète se met à disposition dès maintenant pour soutenir et encadrer la démarche pédagogique dans les écoles.
Participation
Les communes et cercles scolaires intéressés sont invités à soumettre à ENV une lettre de motivation jusqu’au 27 février 2026. La structure de la lettre de motivation est laissée à la discrétion des participants, mais son contenu devra montrer que le projet intègre les critères d’admission suivants :
- Le projet doit être mené de pair par les autorités communales et le cercle scolaire concernés ;
- La mise en œuvre des 2 volets est impérative ;
- Une proposition succincte des aménagements potentiels sera jointe à la lettre de motivation ;
- L’implication concrète des élèves tout au long du projet, y compris pour la mise en œuvre des aménagements devra être garantie.
Si les critères ci-dessus ne sont pas intégrés à la lettre de motivation, le projet ne sera pas admis.
Différentes ressources peuvent être utilisées pour la réflexion relative aux aménagements en faveur de la biodiversité ainsi que le volet pédagogique. Parmi elles, la fiche « Au commencement d’un jardin vivant à l’école », conçue pour accompagner les premières étapes de réflexion du projet et faciliter la rédaction de la lettre de motivation et consultable en version imprimable ou inscriptible ci-dessous.
Les différentes fiches d’action qui composent le guide « Jardins vivants », les projets exemplaires déjà mis en œuvre par certaines écoles ainsi que le kit « biodiversité » du programme Eco-Schools de l’association J’aime ma Planète peuvent également être consultés, respectivement sur le site internet et sur demande à l’association. Un aperçu du kit « biodiversité » est en outre consultable ci-dessous.
Financement
La BCJ et l’Etat financeront les projets selon un montant plafond de 30'000 CHF par projet, permettant le financement de plusieurs aménagements en faveur de la biodiversité. La répartition du financement est la suivante : 50% BCJ, 20% ENV. Les 30% restants seront pris en charge par la commune. Les communes et cercles scolaires sont libres de dépasser ce montant, mais les coûts supplémentaires ne seront pas subventionnés. Les porteurs des projets ont la possibilité de chercher des fonds auprès de différentes institutions, afin de diminuer l’apport communal.
FAQ
Ci-dessous une foire aux questions qui répond aux demandes les plus fréquentes. Elle est actualisée en fonctions des retours.
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Oui, si le cercle scolaire, en accord avec la commune, souhaite monter un nouveau projet complémentaire aux aménagements déjà mis en œuvre, qui présente une plus-value pour la biodiversité et une sensibilisation des élèves à cette thématique, ce dernier peut soumettre une lettre de motivation pour le projet « Jardins vivants à l’école ». Il devra néanmoins respecter les critères d’admission mentionnés plus haut.
Non, cela ne pose pas de problème particulier dans le financement de « Jardins vivants à l’école ».
Dans le même esprit que la réponse à la première question, si le projet déposé par le cercle scolaire est complémentaire à la rénovation ou la réfection du bâtiment et des alentours et amène une plus-value pour la biodiversité autour de l’école et une sensibilisation des élèves à cette thématique, il peut être soumis via une lettre de motivation pour le projet « Jardins vivants à l’école ». Il devra néanmoins respecter les des critères d’admission mentionnés plus haut.
Il n’est pas évident de chiffrer des aménagements qui peuvent, suivant leur réalisation et en fonction de la contribution des élèves, présenter des fourchettes de coûts assez larges. Les coûts ci-dessous sont donc indicatifs et sur la base d’une mise en œuvre par un spécialiste :
- Plan d’eau : ~ 15'000 CHF ;
- Plantation de 50m de haies : ~ 1'500 CHF ;
- Prairie fleurie 300m2 : ~ 1'500 CHF ;
- Plantation d’arbres plus onéreuse.
Il est important de souligner que la contribution des élèves peut diminuer sensiblement ces estimations, voire rendre les aménagements presque gratuits. De plus, certaines mesures peuvent être mises en place en changeant simplement l’entretien d’une surface ou d’un milieu, par exemple pour passer d’un gazon à une praire fleurie. En résumé, le montant permet la mise en œuvre de nombreux aménagements favorables à la biodiversité, même en aménageant une mare à batraciens qui représenterait le coût le plus important. La mare revêt par contre un intérêt très fort pour sa plus-value tant écologique que pédagogique.



